Affichage des articles dont le libellé est artiste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est artiste. Afficher tous les articles

vendredi 5 décembre 2008

GUZEVICH, Kreszenz Cynthia

Kreszenz Cynthia Guzevich est née à Munich en 1923 et vit à Las Cruces au Nouveau Mexique (É.-U.) depuis longtemps déjà*. Ses études en art, elle les a fait à l'Académie des arts de Munich. Peintre d'huile exclusivement, elle s'est fait connaître pour ses natures mortes finement détaillées et colorées. Initialement, elles les situait devant un fond drapé pour éventuellement les mettre en contexte dans un paysage extérieur. Membre de l'American Artists Professional League, de l'Association du Musée des Arts d'El Paso et du New Mexico Art League, Guzevich a exposé ses toiles à New York, au Texas, au Nouveau Mexique et en Arizona.

J'ai toujours eu une fascination pour les fibres naturelles. Le bamboo, la paille, le rotin font partie de mon environnement. Les couleurs chaleureuses qui émanent de cette toile m'ont tout de suite plu. La simplicité du propos aussi: trois paniers aux tons nuancés placés là. Le reste n'a pas d'importance.



* Dernières nouvelles sur le web en 2007.

jeudi 6 novembre 2008

HAN, YoungWook




Jeune Bachelier en Arts et Maître en Peinture de l'Université de Hong-Ik de Séoul en Corée, il expose depuis 2006. Son approche n'est pas de voir où l'oeuvre va le mener. L'oeuvre n'est pas maitresse. Son unique intérêt est de représenter ce qui est et pour cela une seule et unique combinaison est possible: ce qui est. Ses représentations sont hyperréalistes dans ce sens... Ici, chaque pore a sa propre vie, saisissant la lumière, s'incrustant au-dessus, au-dessous de la ride, et de laquelle les poils s'expriment. Ses sujets sont les hommes et les chiens, mais surtout, leur regard. La moitié d'un visage et un oeil avec toute une histoire dans le regard et dans les crisses de la peau. Absolument fascinant.

MACHENAUD, Pierre-Yves




Surnommé PYM, Pierre-Yves Machenaud est né à Paris en 1930. Autodidacte, il est devenu peintre symboliste à la fin de sa vie de travailleur. Les objets dans ses tableaux sont facilement identifiables et recèlent à chaque fois un message simple. Ici, une référence à Stéphane Malarmé (1842-1898) dans La chevelure: " La chevelure vol d'une flamme à l'extrême Occident de désirs pour la tout éployer Se pose (je dirais mourir un diadème) Vers le front couronné son ancien foyer." Des questions surgissent: chandail en cote de maille ou en délicat ouvrage de fil? couleur flamboyante: passion brûlante? morte ou vivante? peignée avec son peigne soigneusement placé à côté de sa chevelure?

ROBERTS, Stephen




Stephen Roberts, un autralien vivant à Canberra, a étudié la médecine à Sydney, gradué, fait son internat et a choisi de devenir artiste. Ses intérêts couvrent les histoires non-orthodoxes du monde, le jeu d'échec, les géométries répétitives et paradoxales, les découpures de journeaux rapportant des phénomèmes inhabituels et les rêves éveillés. Ses toiles de jeunes filles baignant dans l'eau, rappellent le jeu chatoyant et kaleïdoscopique de l'eau chlorée sous le soleil. Et l'eau ouvre et nettoie les pores, surtout dans le chlore.



LE FLOHIC, Patrick




Cet artiste est exclusivement représenté par la galerie Opéra. Aucune biographie disponible. J'ai choisi parmi les oeuvres de cet artiste le Paysage au ruban, pour l'analogie qui monte en moi quand je la regarde. La formule de notre hérédité n'est-elle pas représentée par un ruban, une unité de plusieurs hélices (ADN). Le fil de nos vies, aujourd'hui pourrait être représenté par le film de nos vies, une suite de boîte comme dans une bande dessinée, comme sur le négatif d'un film. On voit un paysage selon notre perspective, impossible de saisir tous les angles à la fois, il ne peut qu'exister qu'une suite unique et particulière de vues... On enveloppe un cadeau par un ruban... il embellit l'offrande mais n'a pas d'autre lien direct dans son contenu, ainsi avec le paysage où on vit, il semble prendre le second plan...

ROC-ROUSSEY, Jean-Pierre




Français d'origine. Bien que les personnages dans les toiles de Roc-Roussey soient gros, disproportionnés et suspicieux, ils attirent notre attention... la simplicité et la limpidité de ces représentations nous frappent. Masqué, anomyme, sans identité, le même visage d'un tableau à un autre, mais portant de fois en fois une histoire bien singulière, ironique, tumultueuse et empreinte d'humour: la fragilité humaine. Le langage du corps ne trompe pas. Le tableau Hereditarius exposé à la Galerie Opéra de Londres, montre les traces du passé par le vert-de-gris sur le personnage... les taches noires que ce dernier portent sont les marques, les tares avec lesquelles il doit composer, veut-veut-pas, s'il veut arriver au bonheur, symbolisé par la tresse de fleurs sur la tête. Ce peintre a exposé dans plus de neuf pays et est exclusivement représenté par les galeries Opéra.

MOSLEMIAN, Sahar




Surréaliste née à Téhéran en Iran le 15 juillet 1981 d'un père, peintre célèbre, Nosratollah Moslemian. Elle a fait une maîtrise d'Arts plastiques et Graphiques à l'Université de Téhéran. Dans son art, elle explore les thématique d'objets perdus dans l'espace, de l'intemporel, créant des univers fantastiques investis de poils... allégorie de l'identité. Ses tableaux ont figurés à Paris et à Dubai cette année... «Ce n'est pas comment vous faites mais comment vous influencez l'esprit.» dit-elle. À suivre.

MUECK, Ron




Que dire d'un homme qui passe sa vie à faire de grandes poupées! Ron Mueck, né à Melbourne en Australie en 1958 de parents fabriquants de jouets, produisait dès le début de sa vingtaine des modèles et des marionnettes pour l'industrie du film et de la télévision. Introduit au circuit contemporain par Charles Saatchi, galériste et collectionneur londonien, cela fait presque une quinzaine d'années (mi-1990) qu'il expose son propre matériel à travers le monde entier: des productions hyperréalistes, dans ce sens qu'elles sont à méprendre avec le vrai: veines, rides, grains de beauté, pilosité, rougeurs de la peau, aucun détail ne lui échappe... Production d'êtres humains dans des postures, des moments significatifs et/ou ambigües de la vie... à toute échelle, de plus petit que vrai à plus grand que nature, ce qui produit des effets dramatiques. Il nous confronte avec sa façon bien à lui de porter un regard critique sur la nature de l'existence humaine. Silicone, résine en fibre de verre et technique classique de moulage inclus. Rumeur: il aurait utilisé ses propres cheveux pour faire la chevelure de la sculpture de son père mort. Ron vit et travaille dans sa propre compagnie de production de modèles à Londres en Angleterre.





GOULET, Michel




Du Québec, né à Asbestos le 4 août 1944, ce lion vit et travaille à Montréal. Jadis, de 1974 à 1987, il a enseigné la sculpture à l'Université d'Ottawa (en Ontario) et de 1988 à 2004, à l'Université du Québec à Montréal. Cet artiste prolifique est une figure marquante de la sculpture au Québec. Outre sa contribution aux collections privées, il compte une vingtaine d'oeuvres d'art public en vingt-cinq ans de carrière! J'ai fait l'expérience des chaises séant au Belvédère du Parc Lafontaine: Les Leçons singulières. Attisant d'abord la curiosité par le positionnement réfléchi de chaises, la réflexion est attisée par les mots d'esprit, puis notre attention dérive vers la présence d'objets communs que quiconque pourrait avoir oublié ou laissé ... dans un parc. Décontenançant de réalisme et provocant la réflexion... quoi de mieux à vivre le temps d'une promenade... dans un parc! La ville de Montréal a fait un don à la Ville de Québec pour leurs fêtes du 400e, Rêver le Nouveau Monde, une autre de ses productions. À voir. L'oeuvre ci-dessous, en lien avec l'identité, l'identification et les empreintes digitales, vient soutenir le propos des pores et des sillons uniques à la chair des doigts.

SCHIRM, David




Ce Professeur Distingué et fondateur du département des Arts visuels de l'Université à Buffalo est né en 1945 et a servi à la guerre du Vietnam de 1967 à 1969. Ses oeuvres ont comme sujet des paysages d'un autre monde, puissants et provocateurs, rappelant souvent les fonctionnalités de l'épiderme dans l'espacement et la régularité ou la rugosités des altérations du sol, ce qui y circule tel du sang giclant du sol ou y formant des étangs. On est pas sans comprendre les thèmes religieux et de critique sociale, culturelle et environnementale sous-jacents ces représentations qui parlent des tensions entre les impacts de la politique et la beauté naturelle...