dimanche 7 décembre 2008

RODRIGUEZ, Arturo



Arturo Rodriguez est né le 6 février 1956 dans la ville de Ranchuelo dans la province de Las Villas à Cuba et vit et travaille aujourd'hui à Miami, Floride aux États-Unis. À l'âge de 10 ans, sa tante Sylvia, lui donna des crayons et du papier et quelques livres d'art qu'elle avait sous sa main. Ainsi commence son périple. En 1971, sa famille s'exila en Espagne, vivant d'abord à Asturias et plus tard à Madrid où il fit la découverte du Musée Prado. Dans les tableaux de Vélazquez et de Goya, il découvrit une manière d'imager la figure humaine et d'utiliser la peinture en tant que médium qui eût un profond impact sur lui. En 1973, sa famille emménagea à Miami où il compléta son secondaire et étudia le dessin avec modèle vivant brièvement au Miami Dade Community College. C'est à cette époque qu'il découvrit le jazz et le blues la peine qui s'en exprime et l'improvisation inhérente à son jeu, des éléments improtants qu'il incorpora dans son travail. Au cours des années '80, il voyagea en Europe, revisitant l'Espagne et ses grands maîtres du 17ième siècle et Goya, puis l'Italie et la manière des Vénitiens tels Giorgione, Titian et Veronèse. Son travail est de rendre des idées en images avec un pinceau de facture traditionnelle. Il ne tente aucunement d'exprimer une opinion politique, philosophique ou religieuse, etc. comme tel mais il tente de comprendre, de saisir différents aspects de la réalité tel qu'il la conçoit. Ses travaux ne sont pas empreints de nostalgie ni ne tente de recréer l'histoire ni le destin selon son bon vouloir mais tente plutôt de se concentrer sur les concepts de projection et de transposition filtrant ses expériences pour en saisir les images inconscientes qui apparaissent dans les dessins, leur composition et leurs couleurs.

Je trouve cette toile paisible, chaleureuse. L'être est ici habité de rôles divers pour des lieux divers dans un seul véhicule, gardien de la lumière qui est centrale à tout, baignant le paysage de ses rayons plutôt que d'où il vient et où il va. Il vit dans le moment présent. On sent une solitude mais c'est plus une solitude existentielle propre à chacun que les affres de l'isolement. Un équilibre enviable. Cette toile pourrait servir de d'allégorie pour «la voie du milieu». Le regard est ici obstrué par rien du tout, ce qui suppose une sorte d'idéalisme, car dans le quotidien, les illusions, les obstacles, les habitudes sont là pour embuer notre regard et rendre difficile de saisir clairement à la fois, d'où on vient, le paysage et où on va.

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