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On dirait de la peinture sur soie. L'apparence me rappelle celle de toiles japonaises. Le mouvement de la vague est perceptible, le fond de l'eau aussi. Masse et transparence délicate définie par des suggestions de couleurs translucide comme le turquoise. Avec cette délicate représentation, une fois de plus, c'est l'idée de l'art du Japon traditionnel qui monte en moi. Mais aussi quelque chose de plus contemporain. L'eau. Toujours fascinée par l'eau. Insaisissable, elle nous entraîne dans son mouvement, constamment fluide jusqu'à ce qu'elle s'évapore ou se cristallise en glace. Elle nous parle et émet des sons lorsqu'elle bout, dégoutte, coule, tombe avec fracas, ou lorsqu'elle crisse sous nos pieds. L'eau nous désaltère, et lorsqu'elle s'évacue de notre corps, nous nettoie, nous bénit, nous assèche. On nage dedans, on plonge dedans, on navigue dessus, on se transporte dessus, dessous. Elle nous nourrit. Elle nous étouffe, elle nous noie, elle nous détruit, elle nous torture, elle s'infiltre plus onctueuse qu'un serpent. Mais lorsqu'elle se contamine ou qu'elle disparaît, elle nous manque parce que vitale.

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